( 12 octobre, 2013 )

Sur le seuil de Ali Teoman

 

 

Sur le seuil de Ali Teoman 97823300194021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le seuil de Ali Teoman

Voici un texte, S’il se trouve être l’une des nouveautés les plus
intéressantes de l’année, ce n’est pas que la littéraire moderne ait moins de
valeur que l’ancienne, mais Sur le seuil d’Ali Teoman appartient
à ce genre particulier. L’autobiographie populaire a fleuri ces dreniers temps :
rédigée à la fois avec soin, selon des critères littéraires, ou
journalistiques, avec plus ou moins de fidélité, avec suffisamment de vérité
pour retenir l’attention, et de naturel pour faire entendre sa voix. Ici,

l’auteur ne dit pas tout, sans doute ; il ne s’agit pas de confession.Puisque l’auteur,
fait son tour de Turquie et qu’il prendra plus tard sa vision des choses et des
moeurs. Il dit tout cela, événements historiques et anecdotes personnelles,
faits divers et tableaux de moeurs avec tant de spontanéité, de verve et de
fraicheur que son oeuvre reste non seulement comme témoignage unique, mais
comme une autobiographie picaresque qui se lit avec un plaisir infini.

FATHI CHARGUI

Sur le seuil roman de Ali Teoman-200 pages-Actes Sud-2013

( 12 octobre, 2013 )

« Programme sensible » de Anne-Marie Garat

 

 

« Programme sensible » de Anne-Marie Garat  

Jason voit apparaître sur son
ordinateur d’inquiétants fantômes venus d’un passé qu’il préfère oublier. il
affronte cette rémanence qui bouscule son inconscient et le projète dans la
vraie vie.

Ici, les mots de l’informatique servent à dire la détresse. Comment entendre
autrement les mots de mémoire qu’on sauvegarde sur un disque dur. Programme sensible
est un conte de fée,et l’une des premières fictions qui invitent délibérément
notre rapport contemporain aux nouvelles technologies à se matérialiser dans la
dramaturgie comme dans l’imaginaire du genre romanesque.

Face à la réalité numérique d’aujoud’hui nous  vivons par écrans interposés, alors nous nous
interrogeons où en est notre mémoire de l’Histoire et de nous-mêmes ?

L’auteure se demande à quelle fréquence les photos de la terre vue du ciel
actualisent elles son histoire.

Distordre le quotidien, raconter l’envers du décor de la vie.

FATHI CHARGUI

Programme sensible-roman de Anne-Marie
Garat-254 pages-Actes sud-2013

 

( 6 septembre, 2013 )

« Les Derniers Jours de la vie d’Albert Camus »

 « Les Derniers Jours de la vie d'Albert Camus » 9782330019631_1_75

 « Les Derniers  Jours de la vie d’Albert Camus »

                          Libre penseur

Il était assis sur le siège passager à à côté de son ami l’éditeur Michel
Gallimard. Ensemble, ils remontaient du Sud, du village de Lourmarin, où Camus
avait pris quelques jours de repos. C’est dans cette voiture, une Facel Vega,
que Camus avait parlé de ses projets. L’écriture, bien sûr, mais aussi le
théâtre. Et puis il y eut ce satané platane tout au bout d’une longue ligne
droite.

Et le bolide qui s’encastre, tuant Camus sur le coup.
Ce sont ces dernières heures, ces derniers jours que nous raconte José Lenzini
dans ce merveilleux récit. Enquêteur intimiste et fin connaisseur de la vie
d’Albert Camus, il a retrouvé les archives et les témoins. Lenzini retrace
également les dernières conversations, les dernières interrogations d’un homme,
un écrivain comblé, qui avait mille projets et de nombreux doutes aussi. Quand
ils arriveront sur les lieux de l’accident, les gendarmes retrouveront la
sacoche de cuir d’Albert Camus, contenant, entre autres, les 144 premières
pages du livre auquel il tenait tant et dont il avait entamé l’écriture : le
manuscrit du « Premier Homme ». Manuscrit inachevé qui ne sera publié qu’à
titre postum.

Dans Les Derniers Jours de la vie
d’Albert Camus, José Lenzini mêle un peu de fiction aux indications historiques
et à des propos tenus ou écrits par l’écrivain et dramaturge. Sa position sur
l’Algérie, son dernier livre, L’Homme révolté, son opposition à la peine de
mort ne lui avaient pas fait que des amis. C’est tout cela que montre en une
centaine de pages, mais de manière forte et précise, José Lenzini. Impossible
de ne pas être ému quand on lit que l’écrivain aurait pu éviter l’accident mortel
s’il avait pris le train comme il était prévu. On y découvre également un Camus
tenté par une carrière d’acteur.

«Une
pensée profonde est en continuel devenir, épouse l’expérience d’une vie et s’y
façonne. De même, la création unique d’un homme se fortifie dans ses visages
successifs et multiples que sont les œuvres.» À travers la diversité de leurs
formes d’expression: roman, théâtre, essai, journalisme, la pensée et l’œuvre
de Camus illustrent parfaitement cette cohérence fondamentale et ce dynamisme
fécond que définit Le Mythe de Sisyphe. Leur enracinement charnel, tant
dans la biographie de leur auteur que dans l’histoire contemporaine, leur refus
de tout dogmatisme, de tout «système» qui emprisonne ou mutile l’être humain,
dont la misère et la grandeur alimentent leurs doutes et leurs certitudes, la
place qu’elles font à la splendeur et à l’indifférence du monde, enfin
l’exigence morale, la passion et la lucidité qui les animent, sous le
classicisme du langage, sont probablement les traits les plus caractéristiques
de cette pensée et de cette œuvre singulières, à la fois limpides et secrètes. Camus
continue par la richesse de sa réflexion, le rayonnement et les prestiges de sa
création, à être présent dans la sensibilité et la conscience contemporaines.
L’œuvre de Camus, du vivant même de son auteur, et depuis sa mort, connaît une
réception paradoxale; célèbre et célébrée, elle est aussi déformée et dénigrée
par des critiques abusés par son apparente simplicité, ou aveuglés par leurs
préjugés philosophiques ou politiques; mais son humanisme lucide et rigoureux,
son effort pour ne rien nier ni de l’homme, ni du monde, la mythologie du
possible qu’elle propose, tant sur le plan philosophique que politique, sa
richesse morale, intellectuelle et esthétique ne cessent de confirmer que «la
création authentique est un don à l’avenir».

FATHI
CHARGUI

Les Derniers Jours de la vie d’Albert Camus-143 pages-Actes Sud

 

 

 

 

( 6 septembre, 2013 )

« Situation provisoire », de Gabriela Adamesteanu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Situation provisoire », de Gabriela Adamesteanu

                        L’œil du dictateur

Nous sommes en
Roumanie sous le « règne » de Nicolae Ceausescu, une période qui hante tous les
romans de Gabriela Adamesteanu. L’adultère est une affaire risquée. La
surveillance est partout, et la paranoïa grandissante donne à l’héroïne
l’impression d’être épié dans ses
moindres gestes et paroles. Quant au divorce, sa possibilité juridique reste
théorique : les personnes divorcées sont congédiées sur le champs pour
immoralité.

Ainsi Sorin, en
proie à un soupçon généralisé, en vient à se méfier de tous. Même de l’être
aimé. C’est bien la lente dégradation d’un amour étouffé sous le poids de la
défiance, mais aussi de la misère et d’une bureaucratie absurde, que raconte le
roman.

Ce roman tire
sa force de cette plongée dans la réalité pure te dure de vies soumises aux
foucades du tyran et de ses sbires. Un exercice dans lequel Gabriela Adamesteanu
excelle, nous racontant un monde dont la paranoïa destructrice laisse sans
voix. Ici, tout n’est que complot, chacun surveille l’autre, sous les yeux de
chefaillons toujours prompts à rapporter aux « organes » les délits réels ou
imaginaires de son voisin de bureau.

FATHI CHARGUI

Situation
provisoire-Roman de Gabriela Adamesteanu-508 pages-Gallimard

 

 

( 2 juin, 2013 )

Emmaüs d’Alessandro Baricco

Emmaüs d'Alessandro Baricco 9782070131709Emmaüs d’Alessandro Baricco

                  Stances de vie

Emmaüs, raconte l’histoire de quatre garçons catholiques de la bourgeoisie italienne, qui vont se laisser éblouir par la beauté de la jeune aristocrate Andréa, peu farouche avec les hommes, extrêmement libre dans ses choix de vie. Les quatre adolescents la remarquent très vite, en jouant  dans les églises, participant au bénévolat dans les hôpitaux, s’occupant des vieillards, vidant leur poche d’urine. Andréa attire les regards, déchire les cœurs des hommes. Elle sait se livrer à des activités que la morale réprouve. Tout ça avec une inconscience qui confine à la grâce. Elle danse nue sur des musiques bigarrées. Elle fascine plus d’un. Elle inquiète.Il y a chez Baricco une sorte de sensualité discrète.Il dit les choses avec les mots nécessaires, sans fioritures.Un sens de l’absolu qui évite le ridicule.Il y a chez Baricco la juste dose de solennité, et d’hyperréel. Un œil de grand romancier.

FATHI CHARGUI

 «Emmaüs», d’Alessandro Baricco, Gallimard, 136 p.

 

( 2 juin, 2013 )

«Potentiel du sinistre»de Thomas Coppey

 «Potentiel du sinistre» de Thomas Coppey«Potentiel du sinistre»de Thomas Coppey potentiel-sinistre

                       Le goût du risque

« Potentiel du sinistre » commence par une petite fête chez les Chanard. Ils reçoivent chez eux des amis, jeunes cadres dynamiques, sortant de la même promotion de l’ENA ou Sciences Po. Chanard a quitté le  poste qu’il occupe des années dans une banque, pour un autre mieux rémunéré dans le Groupe du pôle « Investment Banking». L’univers du travail dans ce groupe est froid et abstrait, où tout se mesure en performance, challenge, et où tous les coups bas sont permis. Toutefois, l’atmosphère sent un peu le goùt du risque. C’est ce qui incite fièvreusement Chanard à s’adonner au Fitness et wellness.Ici, La forme physique est une condition de réussite.Au fil des des années,Chanard gravit les échelons. Il s’installe dans building aux Etats-Unis. Un immeuble grand luxe, avec hôtesses et gardes du corps. Chanard doit spéculer nécessairement sur la catastrophe. Car,ici, un cyclone peut rapporter gros, à condition de ne pas prendre des proportions démentielles. Le lecteur suit pas à pas ce fringant Chanard qui du haut de son piédestal va, ironie du sort, devenir un Kleenex à jeter. La fin justifie les moyens. Tout compte fait,il y a là naissance d’un vrai auteur.

FATHI CHARGUI

«Potentiel du sinistre» de Thomas Coppey, aux Editions Actes Sud, 219 pages.

( 10 mai, 2013 )

Souriez vous êtes en Tunisie de Habib Selmi

 Souriez vous êtes en Tunisie de Habib Selmi 9782330019945 Souriez vous êtes en Tunisie de Habib Selmi

Roman  prémonitoire !

Du nouveau roman de Habib Selmi , on pourrait dire, presque sans trahir sa forme complexe et savante,qu’il est formé d’une seule phrase, sinueuse, bondissante, longue de quelque cent soixante dix pages serrées, bannissant péremptoirement toute respiration superflue, écrasant volontairement les joliesses où le lecteur a coutume de se reposer et les digressions grâce auxquelles il pense s’évader avant tel chapitre crucial ou telle scène fatidique, accusant au contraire les répétitions, précipitant le rythme des séquences, appuyant fortement la logique des démonstrations. Habib Selmi, on le sait, ne fait pas de cadeaux à ses fidèles : Souriez vous êtes en Tunisie n’échappe pas à la règle, érigée désormais en principe, qui veut que le lecteur n’entre pas en littérature pour musarder — comme en flâne élégamment dans un musée d’impressionnistes– mais au contraire pour y perdre son souffle, son innocence, et gagner véritable rançon livresque, quelques solides vérités humaines, politiques et historiques.

Le voilà, le secret du roman Souriez vous êtes en Tunisie de Habib Selmi : cette phrase méandreuse qui n’en finit pas de vibrer, louvoyez, grossir — au risque de déborder– de quoi est-elle donc l’image, sinon de cette grande histoire que les auteurs de manuels réduisent d’ordinaire à quelques dates et analyses artificielles, mais dont les romanciers, ces peintres attentifs du coeur qui bat et du corps qui l’exprime, savent qu’elle charrie les erreurs, les hésitations, les faiblesses humaines, à côté de quoi les hauts faits figurent de rares épiphénomènes. Héroïsme et  lâcheté , des esprits à la dérive, choix arbitraire des origines profondes du courage ou de la couardise, L’histoire ne se fait pas avec un calendrier. Sauf après coup, pour épater la galerie et éclairer la mémoire. Elle s’élabore plutôt avec des époques confuses et des gestes contradictoires. Aussi bien, le roman Souriez vous êtes en Tunisie est peut-être le premier roman qui prenne à bras-le-corps, au sens propre, tous les non-dits, les secrets, les motivations obscures, et les vérités cachées de la révolution tunisienne, la première tentative de répondre aux questions qu’on ne posait pas, ou mal, la première génèse d’une révolution dont personne n’a jamais vraiment mesuré la force et les faiblesses.

FATHI CHARGUI

Souriez vous êtes en Tunisie—Roman de Habib Selmi—171 pages—Actes Sud—Mai 2013

 

 

( 10 mai, 2013 )

Long-courrier de Bernard de Boucheron

Long-courrier de Bernard de Boucheron untitledLong-courrier de Bernard de Boucheron

 Bon voyage !

On a beau souligner une phrase, marquer une page d’un  signet, ajouter dans une marge vierge un mot d’assentiment, un trait complice, revenir, une fois le livre refermé, sur le chemin parcouru, fureter dans les entrelacs d’un chapitre, humer l’air du papier ami, rien n’explique jamais parfaitement, fidèlement, la qualité émotionnelle qu’un roman, un récit ou un poème peuvent dégager. La critique littéraire d’ordinaire, sait piéger les hypocrisies, les erreurs, les prétentionx, asséner des étrivières qui font mouches, rappeler à l’ordre. Mais devant la beauté, Dieu qu’elle est maladroite, emportée, répétitive : aucun de nous n’échappe à ces gaucheries propres à l’indicible, aux évocations du bonheur de lire, et la voici qui surgit, ricanante, mordante, insidieuse, la terrible exclamation de Bernard de Boucheron : Que se cache-t-il donc derrière ce huit-clos au long cours ? A Quel voyage nous invite-t-il donc Boucheron ?  

Vous avez la gentillesse de me demander une direction ? Laissez-moi alors vous proposer Long-courrier, le septième roman édité cher Gallimard d’un écrivain si discret en littérature, qu’on le croirait presque désireux d’échapper à ses lecteurs, de passer à côté de son public. Il a toujours cherché à faire passer au dernier rang son propre goût d’écrire, sa propension naturelle à créer peu s’en est fallu que ce maître en maïeutique n’imitât dans le silence et le retrait, le bon vieux Socrate.

Espacés dans le temps, il y eut alors six romans.  Aujourd’hui paraît Long-courrier révélant un Boucheron plus inspiré que jamais, un tantinet philosophe, moraliste au coeur tendre, et soudain– l’âge? L’époque ? La distance ? Ecrivain à part entière comme si, après s’être tant mis a l’écoute des autres, les fragiles, les instables, les soucieux,Bernard de Boucheron avait enfin accepté, la porte fermée aux bruits de l’extérieur, de s’écouter écrire, se souvenir et se promener.

Tout commence chez Bernard de Boucheron, grand voyageur par la distance dans le temps. Pour Boucheron, le voyage est à portée de la main et de la mémoire. L’ivresse des airs, l’odyssée entre les rangées de voyageurs. Rien du peintre de l’impossible,  tout du chroniqueur d’un quotidien sans artifices.

Oui décidément, devant la beauté d’un tel livre, et pardon de me répéter, que le critique est malhabile ! Parler du style, musicale comme une sonate et grave comme un lied, proustien dans ses formules lapidaires ? Évoquer cette sincérité brûlante dont la littérature n’aime pas, en général,s’embarrasser et qui enflamme ici le moindre des aveux ? Non, vous voyez bien, je tourne en rond ! Ce conseil d’ami, seulement : suivez sans plus tarder,Long-courrier. Bon voyage !

FATHI CHARGUI

Long-courrier Roman de Bernard de Boucheron—153pages—Gallimard—mai 2013

( 25 avril, 2013 )

Le Temps d’arriver de Aurélien Manya

Le Temps d’arriver de Aurélien Manya le-temps-d-arriverLe Temps d’arriver de Aurélien Manya

            Aimer à perdre la raison

A première vue, le premier roman d’Aurélien Manya est une histoire de rupture amoureuse.Alexandre, jeune parisien, écrit des histoires dans un magazine pour enfants. Sa compagne le quitte. Alors, pour fuir la douleur insupportable de la séparation, il  part la rejoindre à Marseille, à pieds. Le roman tient dans le récit de ce parcours, où la direction est plus importante que le but : fatigue de la marche, forêts profondes ou autoroutes longeant les tracés de TGV, nuits d’hôtels ou dortoirs, rencontres de fortune.
La reconquête amoureuse se double d’une quête initiatique, d’une expérience intérieure de détachement et de dénuement offerte à celle qu’il aime.
Si les rencontres paraissent parfois invraisemblables ou surjouées, le récit est plein de justesse dans le cheminement intérieur du personnage qui se libère peu à peu sur la route.

FATHI CHARGUI

Le temps d’arriver roman de Aurélien Manya—167 pages—Gallimard–2013

( 25 avril, 2013 )

Profanes de Jeanne Benameur

Profanes de Jeanne Benameur profanes

 

 Profanes de Jeanne Benameur

                      Vivre et aimer

Octave Lassalle, Un vieux chirurgien de 90 ans vit seul dans sa maison avec toujours le désir de vivre. Après la mort de sa fille, il s’interroge pourquoi n’a t-il pas pu lui sauver la vie.  la vieillesse l’a rattrapé, les questions aussi. La foi, le doute, les ombres, mais aussi la joie, l’amour, l’instant : tout cela s’entrechoque et cogne. Une question traverse tout ce livre : comment enterre-t-on les souvenirs ? Y a-t-il un charnier où on peut les abandonner une bonne fois ?

Avant de devenir dépendant et de perdre ses forces, il réorganise sa vie. Lorsqu’il se rend compte qu’il ne peut plus rester seul chez lui, il décide d’engager quatre personnes pour l’aider au quotidien et être présentes à chaque heure du jour et de la nuit. Yolande, Béatrice, Hélène et Marc, choisis avec soin, se succèdent dans la grande maison silencieuse du vieil homme. Peu à peu, les coeurs et les esprits s’ouvrent, le passé et le présent s’apprivoisent, les blessures se referment, les liens se tissent.
Par quelle grâce cette romancière parvient-elle à transformer les sujets les plus douloureux en odes à la vie ? Profanes, le nouveau livre Jeanne Benameur, se hisse à ce niveau de perfection du langage, de justesse de ton.

FATHICHARGUI
Profanes roman de Jeanne Benameur—274 pages—ActesSud–2013

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