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( 27 février, 2013 )

Le peuple veut de Gilbert Achkar

Vient de paraitre

aux éditions Actes Sud

 

 

  A  lire absolument

Un livre d’une actualité  brûlante

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Le peuple veut de Gilbert Achkar

Gilber Achkar met en lumiére le processus révolutionnaire dans ce que l’on appelle le printemps arabe . Il démonte le mécanisme de cette révolte en démentant toute théorie de complot anti-impérialiste. Achcar démontre avec méthode que c’est justement le déclin de l’influence américaine dans la région qui a facilité l’avènement du printemps arabe. Achcar explique comment la promotion des Frères musulmans par le Qatar est la conséquence, et non la cause, de ce « soulèvement arabe ».On méditera longtemps son analyse, d’une grande sévérité à l’encontre de ceux qui ont confiqué les révolutions arabes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

( 17 février, 2013 )

Encre de Fernando Trías de Bes

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Encre de Fernando Trías de Bes

                         L’encre de chair

Mayence début du XXème siècle. Depuis quelques temps,  «Elle» se rend dans la chambre onze de l’hôtel Schwarzkopf, pour rejoindre un amant qui l’ensorcelle : ses pores suintent l’encre… Pour essayer d’enrayer cette malédiction, son mari, libraire, plonge, cinq ans durant, dans les récits des plus fous, pensant y trouver la raison de son infortune. En vain… jusqu’à un jour de mai 1905, où la visite d’un écrivain va tout bouleverser. Commence alors un projet aussi insensé que vital : composer Le livre de l’origine de leur infortune. Mais la chaîne du livre est longue, ce qui va permettre à Fernando Trias de Bes de convoquer tous ses acteurs de l’oeuvre : l’imprimeur, le correcteur, et l’éditeur. Mais chez Fernando, rien n’est simple, l’amour, la honte et le deuil s’entremêlent dans cette histoire, et, la quête commune doit alors jouer avec les drames personnels de chacun des personnages. Soudain, mêlant absurde et réflexion existentielle, tel un magicien qui sort de son chapeau un lapin, il transpose la page blanche en écriture romanesque.Ce n’est pas le moindre des mystères que contient ce récit fantastique. Rien ne lui semble étranger : les acteurs de la chaîne du livre, les coups de théâtre toujours crédibles ou la simple attente amoureuse. ce livre est un conte philosophique par excellence. En effet, tous les personnages du roman ont eu à subir une perte, irrémédiable ou non, d’un être cher : le libraire a perdu sa femme au profit d’un amant, le mathématicien a perdu son enfant, noyé en Normandie, et sa femme, qui veut qu’il lui explique pourquoi, l’imprimeur a perdu son frère jumeau, suicidé car ridiculisé par ses pairs, le correcteur a perdu son amoureuse intrépide dans un accident d’avion, l’éditeur a perdu sa mère. Candide de voltaire n’est pas trop loin. A toute chose malheur est bon ! La vie, l’amour ; la mort,l’histoire,la magie des images, le temps qui reste.

FATHI CHARGUI  

Encre  Roman  de Fernando TRÍAS de BES—167 pages—Actes sud–2012  

 

 

( 3 février, 2013 )

L’étoile jaune et le croissant de Mohammed Aïssaoui

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L’étoile jaune et le croissant de Mohammed Aïssaoui

le fil de la mémoire

Le livre de Mohammed Aïssaoui, journaliste est une quête personnelle et une investigation journalistique : des Arabes, des musulmans ont sauvé des juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Au fil des pages, Il a exhumer ces moments où, «au moins une fois, des Arabes et des juifs ont marché main dans la main… des Arabes et des musulmans ont protégé des juifs». Que s’était-il vraiment passé derrière les murs de la Grande Mosquée de Paris sous l’Occupation ? Directeur de l’Institut musulman et de la Mosquée de Paris,  Kaddour Benghabrit, personnage ambigu, aime la fête, la musique, et le théâtre, a fait de sa mosquée une planque,puis qu’entre 1940 et 1944, 1 732 personnes (chiffre correspondant aux tickets de rationnement) y ont trouvé refuge, des juifs en majorité, mais aussi des résistants français ou étrangers.Aïssaoui a retrouvé une note interne de Vichy envoyée à son ministre de la Défense nationale dès 1940 qui s’inquiète en effet : «Les autorités d’occupation soupçonnent le personnel de la Mosquée de Paris de délivrer frauduleusement à des individus de race juive des certificats attestant que les intéressés sont de confession musulmane. Il semble, en effet, que nombre d’Israélites recourent à des manœuvres de toute espèce pour dissimuler leur identité [Archives du quai d’Orsay].»Au cours de ses inlassables recherches, Mohammed Aïssaoui fait des rencontres inattendues, comme celle de Philippe Bouvard, qui lui confie que sa mère, juive, était très proche de Kaddour. «Je ne me souviens pas que nous nous soyons cachés à la mosquée, mais j’y allais souvent.» Enfant en 1942, il se rappelle que son père, Jules Luzzato, avait été arrêté et interné à la prison de la Santé. «Ma mère est allée solliciter Si Kaddour. Quinze jours après, mon père a été libéré.»Des anonymes ont également joué un rôle en fournissant aux Juifs de faux certificats attestant qu’ils étaient de confessions musulmane. La mère de Serge Klarsfeld en a bénéficié : «J’ai eu une mère algérienne et musulmane pendant quelques mois. Elle s’est appelée Mme Kader.

FATHI CHARGUI

L’étoile jaune et le croissant de Mohammed Aïssaoui—172 pages–Gallimard– septembre 2012

 

 

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